Comprendre le code EAN produit et son utilité pour les entreprises

# Comprendre le code EAN produit et son utilité pour les entreprises

Dans l’écosystème commercial actuel, identifier précisément chaque article constitue un impératif stratégique pour toute organisation, qu’elle opère en point de vente physique ou sur des plateformes numériques. Le code EAN s’est imposé comme le standard international permettant cette identification univoque, facilitant ainsi les échanges commerciaux à l’échelle mondiale. Cette nomenclature numérique accompagne désormais la quasi-totalité des produits de consommation, des denrées alimentaires aux équipements électroniques, en passant par les textiles et les cosmétiques. Comprendre sa structure, son fonctionnement et ses applications concrètes vous permettra d’optimiser votre gestion logistique, d’accélérer vos processus de distribution et d’améliorer significativement votre visibilité commerciale.

Qu’est-ce que le code EAN et sa structure normalisée ISO

Le code EAN, acronyme d’European Article Numbering, désigne aujourd’hui un système d’identification reconnu mondialement sous l’appellation International Article Number. Cette évolution terminologique reflète son adoption généralisée bien au-delà des frontières européennes. Régi par des normes ISO strictes, ce dispositif garantit l’unicité de chaque référence produit grâce à une combinaison numérique unique attribuée selon des règles précises. L’organisation GS1, anciennement connue sous le nom d’EAN International, administre ce système à l’échelle planétaire, assurant la cohérence et l’absence de doublons dans l’attribution des codes. Cette standardisation internationale facilite considérablement les transactions commerciales transfrontalières et simplifie la gestion des catalogues produits pour les entreprises multinationales.

La nomenclature EAN-13 et EAN-8 selon les standards GS1

Les standards GS1 définissent principalement deux formats de codes EAN adaptés aux différentes contraintes d’étiquetage. L’EAN-13, composé de treize chiffres, représente le format standard majoritairement utilisé dans la distribution. Cette version offre une capacité d’identification suffisante pour la quasi-totalité des produits commercialisés en grande surface. À l’inverse, l’EAN-8 se limite à huit chiffres et s’adresse spécifiquement aux articles de petite dimension où l’espace d’étiquetage demeure restreint. Pensez aux confiseries individuelles, aux tubes de rouge à lèvres ou aux petits conditionnements pharmaceutiques : ces produits nécessitent un code-barres compact tout en conservant une identification fiable. La sélection entre ces deux formats dépend essentiellement des contraintes physiques de votre emballage et des exigences spécifiques de vos canaux de distribution.

Décomposition des segments : préfixe pays, code entreprise et identifiant produit

Chaque code EAN-13 se décompose en plusieurs segments informatifs qui permettent de retracer l’origine et la nature du produit. Les deux ou trois premiers chiffres constituent le préfixe pays, indiquant la nation où se situe le siège social de l’entreprise membre de GS1. Pour la France, ce préfixe se situe entre 300 et 379, tandis que l’Allemagne utilise les plages 400 à 440. Attention toutefois : ce préfixe ne désigne pas nécessairement le lieu de fabrication effective du produit, mais uniquement le pays d’enregistrement de l’entreprise auprès de GS1.

Les quatre ou cinq chiffres suivants correspondent au numéro d’identification de l’

Les quatre ou cinq chiffres suivants correspondent au numéro d’identification de l’entreprise, attribué par GS1 au moment de votre adhésion. Ce segment fixe, parfois appelé « préfixe entreprise », vous est propre : il permet de rattacher immédiatement chaque code EAN à votre structure. Viennent ensuite les quatre ou cinq chiffres dédiés à l’identifiant produit (ou référence article). Vous les gérez en interne pour distinguer chaque variante de produit : taille, couleur, parfum, conditionnement, pack promotionnel, etc. Enfin, le treizième chiffre constitue la clé de contrôle, calculée automatiquement pour sécuriser la validité du code. L’ensemble forme un identifiant unique qui fonctionne comme une carte d’identité normalisée de votre article dans tous les systèmes d’information.

L’algorithme de calcul de la clé de contrôle par modulo 10

La clé de contrôle des codes EAN-13 repose sur un algorithme simple mais redoutablement efficace, basé sur un modulo 10. L’objectif est de détecter immédiatement une erreur de saisie ou de lecture (inversion de chiffres, chiffre manquant, mauvaise numérisation). Concrètement, la clé se calcule à partir des douze premiers chiffres du code EAN, en appliquant une pondération alternée (1 et 3) puis en ramenant le résultat au multiple de 10 supérieur.

Voici, pas à pas, le principe de calcul d’une clé de contrôle EAN-13 :

  1. On additionne les chiffres en position impaire (1, 3, 5, 7, 9, 11) et on multiplie la somme par 1.
  2. On additionne les chiffres en position paire (2, 4, 6, 8, 10, 12) et on multiplie la somme par 3.
  3. On additionne les deux résultats obtenus ; on recherche ensuite le multiple de 10 immédiatement supérieur.
  4. La clé de contrôle est la différence entre ce multiple de 10 et le total calculé.

Si le total est déjà un multiple de 10, la clé vaut alors 0. Ce mécanisme, qui semble abstrait au premier abord, joue un rôle comparable au contrôle de cohérence d’un IBAN bancaire : il sécurise l’identification produit sans que vous ayez à y penser au quotidien. La plupart des ERP et générateurs de codes-barres automatisent d’ailleurs ce calcul, ce qui vous évite tout risque d’erreur lors de la création de vos étiquettes.

Les différences entre UPC, GTIN et code-barres EAN

Dans la pratique, il est courant de voir coexister plusieurs notions autour de l’identification produit : UPC, GTIN, EAN. Comment les distinguer et surtout, lesquelles devez-vous utiliser dans votre entreprise ? L’UPC (Universal Product Code) est historiquement le standard nord-américain, composé de 12 chiffres. Il remplit le même rôle qu’un EAN, mais a été pensé pour les marchés des États-Unis et du Canada. Les systèmes de caisse modernes lisent généralement indifféremment UPC-12 et EAN-13, ce qui facilite le commerce international.

Le GTIN (Global Trade Item Number) est un terme chapeau, défini par GS1, qui englobe plusieurs formats : GTIN-8 (EAN-8), GTIN-12 (UPC), GTIN-13 (EAN-13) et GTIN-14 (utilisé pour certains conditionnements logistiques). En résumé, tout code EAN ou UPC valide est un GTIN, mais tous les GTIN ne sont pas des EAN au sens strict. Pour vos fiches produits, vos flux e-commerce et vos catalogues destinés aux marketplaces, les plateformes parleront le plus souvent de « GTIN » ou de « code EAN », les deux termes étant utilisés comme équivalents dans le langage courant.

L’obtention d’un code EAN via GS1 france pour votre catalogue produit

Pour bénéficier d’un code EAN reconnu à l’international, la voie de référence consiste à passer par GS1, et plus particulièrement par GS1 France si votre siège social est établi dans l’Hexagone. Cette démarche vous permet d’obtenir un préfixe entreprise officiel et une plage de numéros garantis uniques, que vous utiliserez ensuite pour coder l’ensemble de vos références. C’est un passage quasi obligatoire dès lors que vous visez une distribution en grande surface, sur les marketplaces majeures ou via des partenaires logistiques structurés.

Les étapes d’adhésion auprès de GS1 et attribution du préfixe entreprise

L’adhésion à GS1 France suit un processus balisé, mais relativement rapide si vous préparez bien votre dossier. Dans un premier temps, vous créez votre compte sur le site de GS1 France et complétez un formulaire d’inscription en renseignant les informations clés de votre structure : raison sociale, adresse du siège, forme juridique, secteur d’activité. Il vous est également demandé de préciser votre numéro de SIREN, votre numéro de TVA intracommunautaire et votre code NAF.

Sur la base de ces éléments et de votre chiffre d’affaires, GS1 détermine la catégorie tarifaire dans laquelle vous vous situez et la taille de préfixe entreprise la plus adaptée (plus votre préfixe est long, moins vous avez de numéros produits disponibles, mais la redevance est aussi plus faible). Une fois votre adhésion validée et la première redevance annuelle réglée, GS1 vous attribue officiellement votre préfixe entreprise. Vous êtes alors en mesure de créer vos propres codes EAN pour chaque article de votre catalogue, dans le respect des règles de codification internationales.

Tarification selon le volume de codes nécessaires et renouvellement annuel

Le modèle économique de GS1 repose sur une redevance annuelle indexée sur le chiffre d’affaires de l’entreprise et, indirectement, sur le volume de codes dont vous avez besoin. Une TPE qui référence quelques dizaines de produits ne paiera évidemment pas la même chose qu’un industriel de la grande consommation qui gère plusieurs dizaines de milliers de références. Cette approche permet à chaque structure de disposer d’un nombre de codes EAN proportionné à son activité, sans surinvestir inutilement.

Le renouvellement de votre adhésion se fait ensuite chaque année, généralement sans formalité lourde : vous recevez un avis de redevance et conservez votre préfixe entreprise tant que votre compte reste à jour. Pour vous, l’enjeu est double : sécuriser dans la durée vos codes EAN (qui restent valables même en cas de développement à l’international) et éviter toute interruption qui pourrait bloquer la création de nouvelles références. À l’échelle d’une stratégie produits à long terme, cette continuité est un atout majeur.

La génération des codes EAN pour chaque référence SKU

Une fois adhérent GS1, vous disposez d’une plage de numéros à exploiter. Se pose alors une question clé : comment organiser concrètement l’attribution des codes EAN à vos SKU (Stock Keeping Units) ? La bonne pratique consiste à définir une convention de numérotation interne qui vous permette de créer des identifiants produits de façon cohérente et pérenne. Par exemple, vous pouvez réserver certains intervalles pour une famille de produits, une marque ou une gamme.

Chaque variante de produit (parfum, couleur, taille, bundle promotionnel) doit disposer de son propre EAN. Vous évitez ainsi les ambiguïtés dans vos flux logistiques, vos inventaires et vos statistiques de vente. La plupart des ERP et PIM (Product Information Management) modernes intègrent des modules d’aide à la génération des codes EAN, capables de calculer automatiquement la clé de contrôle et de vérifier qu’un code n’a pas déjà été utilisé. En pratique, vous ne « tapez » donc presque jamais un code EAN manuellement : vous le générez à partir de votre base SKU, puis vous l’imprimez sous forme de code-barres sur vos emballages.

Les alternatives légales : codes EAN internes versus codes GS1 officiels

Peut-on se passer de GS1 et créer ses propres codes EAN internes ? Techniquement, oui. Juridiquement, rien ne vous interdit de définir une numérotation maison pour vos besoins internes, à condition de ne pas les présenter comme des codes GS1. Dans un entrepôt privé, pour un système de gestion de stock isolé, ce choix peut sembler séduisant. Cependant, il présente un risque majeur : l’absence de garantie d’unicité mondiale. Rien n’empêche une autre entreprise d’utiliser la même suite de chiffres pour un produit totalement différent.

Dès lors que vous vendez sur des marketplaces comme Amazon, Cdiscount, Fnac.com ou que vous visez la grande distribution, ces codes internes deviennent inadaptés. Les plateformes exigent généralement des GTIN officiels (c’est-à-dire issus de GS1 ou d’un organisme équivalent) et refusent les numéros générés sans enregistrement. Certains revendeurs proposent des codes EAN « prêts à l’emploi » à bas prix : ils proviennent souvent de plages anciennes rachetées dans d’autres pays et ne sont plus conformes aux bonnes pratiques GS1. Vous gagnez à court terme, mais vous prenez un risque important de collision d’identifiants ou de blocage de référencement à moyen terme.

L’intégration du code EAN dans les systèmes de gestion commerciale

Une fois vos codes EAN obtenus, l’enjeu principal consiste à les intégrer de manière fluide dans votre système d’information. Un EAN qui reste dans un fichier Excel ne vous apportera que peu de valeur. C’est en le connectant à vos ERP, vos logiciels de caisse, vos WMS (Warehouse Management System) et vos plateformes e-commerce que vous en ferez un véritable levier de performance. L’objectif est simple : qu’un même code EAN soit reconnu, compris et exploité de façon uniforme partout où le produit apparaît.

Configuration dans les ERP : SAP business one, odoo et sage 100

Les principaux ERP du marché, comme SAP Business One, Odoo ou Sage 100, disposent nativement de champs dédiés à l’enregistrement des GTIN/EAN au niveau de la fiche article. La première étape consiste donc à vous assurer que vos modèles de données incluent bien un champ « EAN » ou « Code-barres » pour chaque SKU, et que ce champ est systématiquement renseigné lors de la création d’une nouvelle référence. Dans certains secteurs (pharma, agroalimentaire), vous ajouterez également des codes secondaires comme le GTIN-14 pour les colis logistiques.

Sur SAP Business One, la configuration passe par la définition de « codes-barres » dans le module gestion des articles, avec possibilité d’associer plusieurs codes à un même produit (un par unité de vente, par exemple). Odoo permet pour sa part d’activer les codes-barres EAN-13 dans le module Inventaire et de générer automatiquement des étiquettes à partir de vos règles. Sage 100, très implanté dans les PME françaises, offre des champs EAN distincts pour les unités de base et les conditionnements secondaires. Dans tous les cas, l’objectif est que la lecture d’un code-barres en magasin, en entrepôt ou en fabrication déclenche immédiatement l’affichage de la bonne fiche produit dans votre ERP.

Synchronisation avec les plateformes e-commerce shopify, WooCommerce et PrestaShop

Sur les plateformes e-commerce comme Shopify, WooCommerce ou PrestaShop, le code EAN joue un rôle central pour la gestion des catalogues et l’optimisation de la visibilité. Chacun de ces CMS propose un champ spécifique pour le GTIN/EAN dans la fiche produit, parfois nommé « barcode » ou « ean13 » selon les cas. Lors du paramétrage de vos flux produits, il est essentiel d’alimenter systématiquement ce champ à partir de votre base ERP ou PIM pour garantir une cohérence parfaite entre les canaux.

La synchronisation se fait généralement via des connecteurs ou des API qui transmettent, pour chaque SKU, son EAN, sa description, son prix et son stock disponible. Sur PrestaShop, par exemple, le champ ean13 est pris en compte par de nombreux modules de marketplaces et de comparateurs de prix. Shopify, de son côté, utilise le champ « Barcode (ISBN, UPC, GTIN, etc.) » dans la fiche produit pour construire les flux Google Shopping et Facebook. En mettant en place une synchronisation automatique entre votre ERP et vos boutiques en ligne, vous évitez les doubles saisies et réduisez drastiquement les risques d’incohérence entre vos différents canaux de vente.

L’automatisation de la création de codes-barres au format EPS et SVG

Pour que vos codes EAN soient exploitables sur le terrain, ils doivent être convertis en codes-barres graphiques prêts à être imprimés sur vos packagings, vos étiquettes logistiques ou vos bons de préparation. Les formats vectoriels comme l’EPS et le SVG sont particulièrement recommandés, car ils garantissent une qualité d’impression optimale, quelle que soit la taille finale du visuel. De nombreux générateurs de codes-barres, intégrés à vos logiciels d’étiquetage ou à vos solutions d’impression, permettent d’automatiser cette étape.

Concrètement, vous pouvez configurer un flux où chaque nouveau produit créé dans l’ERP génère automatiquement un fichier de code-barres au format EPS ou SVG, stocké dans votre DAM (Digital Asset Management) ou directement intégré à vos gabarits d’étiquettes. Cette automatisation évite les erreurs humaines (mauvaise saisie du code, inversion de chiffres) et garantit une lisibilité optimale par les scanners de vos clients distributeurs. C’est un peu comme si vous câbliez une « imprimerie numérique » directement sur votre base de données produits.

Le rôle du code EAN dans la distribution multicanale et marketplaces

Avec la montée en puissance du commerce omnicanal, le code EAN est devenu le socle de l’identité produit à travers tous les points de contact : magasins physiques, boutiques en ligne, marketplaces, réseaux de revendeurs. Un même EAN doit permettre à un acheteur de retrouver votre article, qu’il scanne l’étiquette en rayon, qu’il le recherche sur Amazon ou qu’il le compare sur un comparateur de prix. Sans cette colonne vertébrale commune, la cohérence de votre offre et la fiabilité de vos données produit se dégradent rapidement.

Exigences amazon seller central et correspondance ASIN-EAN

Sur Amazon, le code EAN (ou plus précisément le GTIN) est un prérequis pour la création de la majorité des fiches produits. Lors de la mise en vente via Seller Central, l’EAN sert de base à la génération ou à l’association de l’ASIN (Amazon Standard Identification Number), l’identifiant propre à la marketplace. Si une fiche existe déjà pour un EAN donné, votre offre vient simplement se greffer sur l’ASIN existant ; sinon, Amazon crée un nouvel ASIN à partir de vos informations.

Cette correspondance ASIN-EAN est essentielle pour éviter les doublons, mutualiser les avis clients et consolider l’historique des ventes. Utiliser un EAN valide et officiel augmente donc vos chances de voir vos produits correctement rattachés et d’éviter les fusions ou suppressions de fiches intempestives. Amazon propose bien des dérogations (GTIN exemption) pour certains cas particuliers, mais dans une stratégie de développement durable sur la marketplace, disposer de codes EAN propres reste de loin la meilleure approche.

Conformité aux cahiers des charges carrefour, leclerc et auchan

Du côté de la grande distribution française (Carrefour, E.Leclerc, Auchan, Intermarché, etc.), le code EAN est partie intégrante des cahiers des charges fournisseurs. Pour référencer un nouveau produit, les enseignes exigent généralement un GTIN conforme GS1, correctement imprimé sur chaque unité de vente et, le cas échéant, sur les conditionnements secondaires (cartons, lots promotionnels). Les données associées (désignation, poids net, dimensions, allergènes, etc.) sont souvent transmises via des plateformes comme GS1 Sync ou des portails fournisseurs dédiés.

Le respect de ces exigences conditionne non seulement l’entrée en référencement, mais aussi la fluidité de vos flux logistiques. Un code EAN illisible ou erroné peut bloquer une réception en entrepôt, retarder la mise en rayon ou générer des litiges de facturation. En d’autres termes, la qualité de vos codes EAN devient un élément de fiabilité opérationnelle aux yeux de vos partenaires distributeurs, au même titre que vos délais de livraison ou la conformité de vos emballages.

La traçabilité logistique avec les codes SSCC et EDI DESADV

Au-delà de l’unité de vente, l’écosystème GS1 prévoit d’autres identifiants pour assurer une traçabilité complète le long de la chaîne logistique. Les codes SSCC (Serial Shipping Container Code) servent ainsi à identifier de manière unique chaque unité logistique (palette, carton, container). Ils sont encodés dans des codes-barres de type GS1-128 apposés sur les étiquettes logistiques. Combinés aux EAN des produits qu’ils contiennent, ils offrent une vision détaillée des flux physiques, depuis votre entrepôt jusqu’à la plateforme du distributeur.

Ces informations sont souvent échangées par EDI (Échange de Données Informatisé), notamment via des messages DESADV (avis d’expédition). Dans un message DESADV, les EAN des articles et les SSCC des unités logistiques sont associés pour décrire précisément le contenu de chaque palette expédiée. Le destinataire peut ainsi préparer sa réception, automatiser les contrôles et mettre à jour son stock dès l’arrivée de la marchandise. Vous voyez ici comment le code EAN, utilisé en combinaison avec d’autres standards GS1, devient un véritable moteur de traçabilité et de performance dans la supply chain.

Les technologies de lecture et applications métier du code EAN

Pour que le code EAN tienne toutes ses promesses, encore faut-il disposer des technologies de lecture adaptées à vos usages : caisse, inventaire, préparation de commande, réception marchandises, contrôle qualité, etc. La bonne nouvelle, c’est que les scanners et applications de scan se sont largement démocratisés ces dernières années. Entre les lecteurs laser classiques, les imageurs 2D et les applications mobiles, vous disposez d’un large éventail d’outils pour intégrer la lecture des EAN dans vos processus métier.

Scanners laser versus lecteurs imageurs 2D en point de vente

Historiquement, la lecture des codes EAN en point de vente reposait sur des scanners laser, capables de décrypter très rapidement les barres noires et blanches en un simple balayage horizontal. Ces équipements, robustes et éprouvés, restent très répandus dans les commerces de détail et la grande distribution. Leur principal atout : une vitesse de lecture élevée, même dans des environnements où le passage en caisse doit être particulièrement fluide.

Les lecteurs imageurs 2D, quant à eux, fonctionnent comme de petites caméras qui capturent une image du code à barres, puis l’interprètent via un logiciel. Ils présentent l’avantage de lire non seulement les codes linéaires (EAN-13, EAN-8, Code 128), mais aussi les codes 2D comme les QR codes ou les DataMatrix. Pour un commerçant, choisir un imageur 2D plutôt qu’un scanner laser, c’est un peu comme passer d’un lecteur CD à un lecteur multimédia : vous ouvrez la porte à plus de formats, plus de cas d’usage (programmes de fidélité, coupons numériques, informations produit enrichies).

Applications mobiles de scan : scantrust, CodeREADr et inventaire terrain

Avec la généralisation des smartphones, les applications mobiles de scan ont pris une place croissante dans les opérations de terrain. Des solutions comme Scantrust ou CodeREADr permettent de transformer un simple téléphone en lecteur de code-barres connecté, capable de lire les EAN et de les envoyer en temps réel vers vos systèmes. Ces outils sont particulièrement utiles pour réaliser des inventaires déportés, des audits en magasin, des tournées merchandising ou des contrôles qualité chez vos partenaires.

Pour les petites structures, utiliser une application mobile de scan peut même constituer une alternative économique à l’achat de douchettes professionnelles, au moins dans un premier temps. Vous pouvez par exemple équiper vos équipes d’un smartphone et d’une application dédiée pour réaliser des inventaires périodiques, vérifier les prix en rayon ou contrôler la bonne mise en place des produits chez vos revendeurs. Là encore, le code EAN joue le rôle de clé primaire : il permet de remonter instantanément la bonne fiche produit dans votre base, sans risque de confusion.

Intégration IoT et RFID pour la supply chain intelligente

Si le code EAN reste au cœur de la plupart des processus, il cohabite de plus en plus avec d’autres technologies d’identification avancées, comme la RFID (Radio Frequency Identification) ou les capteurs IoT (Internet of Things). Dans certains secteurs (textile, logistique de palettes, pharmaceutique), des étiquettes RFID embarquant un identifiant lié au GTIN permettent une lecture sans contact et en masse, sans avoir à orienter chaque article face au scanner. Les systèmes IoT peuvent ainsi suivre automatiquement les mouvements de produits dans un entrepôt ou un point de vente.

Dans ces scénarios, le code EAN n’est pas remplacé, mais enrichi : l’ID RFID ou l’identifiant IoT fait généralement référence au GTIN produit stocké dans vos systèmes. Vous bénéficiez ainsi du meilleur des deux mondes : la simplicité universelle du code-barres EAN pour les interactions humaines (caisse, contrôle visuel) et la puissance des technologies sans contact pour l’automatisation et l’analyse à grande échelle. C’est un peu comme associer une plaque d’immatriculation lisible à l’œil nu à une balise GPS invisible mais ultra-précise.

Optimisation SEO et visibilité produit grâce au référencement EAN

Au-delà de son rôle logistique, le code EAN est devenu un véritable levier SEO pour les marques et les e-commerçants. Les moteurs de recherche et les plateformes publicitaires exploitent de plus en plus le GTIN pour identifier précisément les produits, consolider les informations issues de différentes sources et améliorer la pertinence des résultats affichés. En d’autres termes, un produit correctement référencé avec son EAN a plus de chances d’être visible, comparé et acheté qu’un produit anonyme.

L’impact du GTIN dans google shopping et flux merchant center

Dans l’écosystème Google, le GTIN joue un rôle clé, en particulier pour les annonces produits diffusées via Google Shopping. Lorsque vous alimentez votre Merchant Center avec un flux de produits incluant les EAN (ou tout autre GTIN officiel), Google est capable de reconnaître vos articles, de les rattacher à sa base produit globale et d’afficher des informations enrichies (avis, caractéristiques, images issues d’autres sources). Plusieurs études de GS1 indiquent qu’un produit correctement tagué avec un GTIN peut enregistrer de 20 à 40 % de clics supplémentaires.

À l’inverse, l’absence de GTIN dans vos flux peut limiter votre diffusion, voire entraîner des rejets de fiches pour certains types de produits. En pratique, optimiser vos flux Merchant Center passe donc par un travail rigoureux sur vos données EAN : cohérence, absence de doublons, correspondance exacte avec les informations de vos fiches produits. Vous offrez ainsi à Google toutes les clés pour vous positionner correctement dans les résultats sponsorisés, mais aussi dans les résultats naturels enrichis.

Le balisage schema.org product avec les microdonnées structurées

Sur votre site e-commerce ou votre catalogue en ligne, vous pouvez aller plus loin en exposant vos codes EAN via des données structurées. Le vocabulaire Schema.org définit en effet une propriété gtin13 (et plus largement gtin) au sein du type Product. En intégrant ce balisage dans le code HTML de vos pages produits, sous forme de microdonnées ou de JSON-LD, vous aidez les moteurs de recherche à comprendre précisément de quel article il s’agit.

Cette structuration facilite la génération de rich snippets (encarts enrichis) dans les résultats de recherche : affichage du prix, de la disponibilité, de la note moyenne, voire d’images spécifiques. Elle améliore aussi la manière dont vos produits sont indexés et reliés à d’autres sources d’information (avis, comparateurs, marketplaces). Pour vous, c’est une opportunité supplémentaire de renforcer votre visibilité organique, surtout sur des requêtes très concurrentielles où l’identification produit fine fait la différence.

Les comparateurs de prix kelkoo, idealo et leur exploitation des codes EAN

Les comparateurs de prix comme Kelkoo, Idealo, LeDénicheur ou Google Shopping exploitent massivement les codes EAN pour agréger les offres de différents marchands autour d’un même produit. L’EAN leur sert de pivot pour s’assurer qu’ils comparent bien des articles strictement identiques (même modèle, même capacité, même couleur), et non des variantes approximatives. Pour un e-commerçant, fournir un EAN exact dans ses flux vers ces plateformes est donc une condition indispensable pour apparaître dans les bons listings.

Concrètement, lorsque vous transmettez vos catalogues à Kelkoo ou Idealo, la présence d’un EAN permet de raccrocher votre offre à une fiche produit existante, avec photos et descriptifs déjà enrichis. Vous gagnez du temps, bénéficiez d’une visibilité immédiate et profitez potentiellement des avis clients accumulés sur cette référence. À l’inverse, un produit sans EAN ou avec un EAN erroné risque de se retrouver isolé, moins visible et moins cliquable. Là encore, l’identification normalisée via le code EAN se traduit directement en performance commerciale.

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