# Societe.com ou Infogreffe.fr : quel outil choisir pour vos recherchesL’accès aux informations juridiques et financières des entreprises françaises constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour de nombreux professionnels. Entre Infogreffe, le registre officiel des greffes des tribunaux de commerce, et Société.com, l’agrégateur privé de données d’entreprises, le choix peut s’avérer complexe selon vos besoins spécifiques. Ces deux plateformes offrent des services complémentaires mais distincts, avec des modèles économiques, des niveaux de certification et des fonctionnalités qui répondent à des usages différents. Comprendre leurs particularités permet d’optimiser vos recherches tout en maîtrisant vos coûts, que vous soyez entrepreneur, avocat, analyste financier ou commercial.## Présentation comparative des registres officiels : Infogreffe et Société.comLes deux plateformes occupent des positions différentes dans l’écosystème de l’information légale en France. Infogreffe se positionne comme la source officielle et certifiée, tandis que Société.com propose une approche plus accessible et analytique des données d’entreprises.### Infogreffe : le registre du commerce et des sociétés géré par les greffes des tribunaux de commerceInfogreffe représente l’unique portail officiel du Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) en France. Géré par le Conseil National des Greffiers des Tribunaux de Commerce, ce service centralise l’ensemble des informations légales déposées par les entreprises commerciales françaises depuis leur création. Les greffiers, officiers publics et ministériels, garantissent l’authenticité et la valeur juridique de chaque document publié sur la plateforme.
La mission d’Infogreffe dépasse la simple diffusion d’informations : elle assure la certification légale des actes et documents qu’elle délivre. Chaque extrait Kbis, chaque copie de statuts ou acte modificatif téléchargé depuis Infogreffe possède une valeur probante devant les juridictions françaises. Cette caractéristique fondamentale explique pourquoi certains documents restent payants, le coût couvrant notamment la responsabilité juridique associée à cette certification.
Le site traite quotidiennement des milliers de demandes émanant d’avocats, d’experts-comptables, de banques et d’entreprises qui nécessitent des documents officiels pour leurs démarches administratives ou judiciaires. La plateforme gère également l’ensemble des formalités d’entreprises : immatriculations, modifications statutaires, dépôts de comptes annuels et radiations du RCS.
### Société.com : l’agrégateur de données juridiques et financières édité par Société.com SASSociété.com adopte une approche radicalement différente en tant qu’agrégateur privé qui compile, structure et enrichit les données publiques disponibles. Lancé en 1999 par le groupe Iliad (maison-mère de Free), puis racheté successivement par Adverline en 2006 et Médiapost en 2012, le service s’est imposé comme une référence pour la recherche d’informations sur les entreprises françaises.
La plateforme collecte ses données auprès de plusieurs sources officielles : l’INSEE pour les identifiants SIREN et SIRET, l’INPI pour les informations du Registre National du Commerce et des Sociétés, le BODACC pour les annonces légales, et les greffes des tribunaux de commerce pour les documents déposés. Société.com traite ensuite ces informations brutes pour les rendre facilement accessibles et exploitables par ses utilisateurs.
Contrairement à Infogreffe, Société.com ne délivre pas de documents certifiés conformes mais propose une consultation
de fiches d’entreprises structurées, de bilans simplifiés et d’analyses financières. L’objectif n’est pas de produire une preuve juridique, mais de fournir une vision rapide et exploitable de la situation d’une société pour la prospection, la veille ou la pré‑analyse du risque.
En pratique, vous utilisez Société.com comme un tableau de bord : recherche par nom, SIREN ou dirigeant, lecture instantanée des chiffres clés, historiques de chiffre d’affaires et signaux faibles (procédures collectives, radiation, changement de gérant…). Là où Infogreffe reste indispensable pour les documents opposables en justice, Société.com se distingue comme un outil d’aide à la décision rapide, très apprécié des commerciaux, analystes et dirigeants de PME.
Les bases de données RNCS et leurs modalités d’exploitation par chaque plateforme
Infogreffe et Société.com s’appuient tous deux sur le même socle : les données issues du Registre National du Commerce et des Sociétés (RNCS), désormais intégré au Registre National des Entreprises (RNE) et alimenté par les greffes, l’INPI et l’INSEE. La différence se joue dans la façon dont ces données sont exploitées, mises à jour et présentées à l’utilisateur final.
Infogreffe fonctionne comme une porte d’entrée directe vers le registre. La plateforme diffuse les actes tels qu’ils ont été déposés : statuts, actes modificatifs, comptes annuels, décisions de justice relatives aux procédures collectives, etc. La logique est documentaire et juridique : chaque fichier correspond à un dépôt au greffe, avec horodatage, référence et signature électronique quand cela s’applique.
Société.com adopte une démarche d’agrégation et de retraitement. Les données du RNCS sont croisées avec celles de l’INSEE (base Sirene) et du BODACC pour produire des fiches synthétiques, des historiques d’événements, des tableaux comparatifs et parfois des estimations (effectifs, secteurs, tendances). L’utilisateur n’accède pas toujours au PDF d’origine, mais à une représentation structurée, plus lisible, parfois enrichie de calculs et de scores.
Cela pose une question clé : avez-vous besoin d’un document brut certifié ou d’une vue consolidée pour travailler plus vite ? Dans un audit d’acquisition, on privilégiera Infogreffe. Pour un ciblage commercial ou une veille concurrentielle, l’exploitation intelligente des bases RNCS par Société.com offre souvent un gain de temps considérable.
Différences entre données publiques gratuites et services à valeur ajoutée payants
Depuis l’ouverture progressive de l’open data en France (loi Macron 2015, généralisation en 2020), une grande partie des informations légales d’entreprise est devenue gratuite en source. Mais gratuit ne veut pas dire sans valeur : la monétisation se déplace vers la mise en forme, la certification et les services d’analyse.
Côté Infogreffe, la plupart des consultations simples (fiche synthétique, existence d’une société) peuvent être effectuées sans coût. En revanche, le téléchargement d’un extrait Kbis, d’une copie de statuts ou d’un bilan complet reste payant. Le prix couvre notamment la responsabilité juridique du greffe, la conservation sécurisée des actes et la valeur probante du document. On paye donc moins la donnée que le cadre légal qui l’entoure.
Société.com, de son côté, propose désormais un accès élargi et souvent gratuit à des millions de documents (bilans, comptes annuels, annonces légales) en échange de la création d’un compte. Le modèle payant se concentre sur les services à valeur ajoutée : analyses de solvabilité, rapports détaillés, scoring, surveillance avancée ou fichiers de prospection. En résumé, l’information brute tend à se démocratiser, tandis que l’interprétation et l’industrialisation des usages (alertes, scoring, extraction massive) demeurent monétisées.
Pour vous, l’enjeu consiste à définir votre besoin réel : si vous avez simplement besoin de vérifier qu’un numéro SIREN existe, les données publiques gratuites suffisent largement. Si vous devez sécuriser un contrat de 500 000 € ou analyser un portefeuille de 1 000 prospects, investir dans des services payants (Infogreffe pour la certification, Société.com pour l’analyse) devient rapidement rentable.
Extraction de kbis et documents juridiques officiels sur les deux plateformes
L’extrait Kbis reste la “carte d’identité” officielle d’une entreprise commerciale. C’est aussi le document le plus demandé lors des appels d’offres, ouvertures de comptes bancaires ou réponses à des marchés publics. Infogreffe et Société.com n’offrent pas du tout le même niveau de service sur ce terrain.
Procédure de téléchargement d’extrait kbis sur infogreffe.fr : tarifs et délais de livraison
Sur Infogreffe.fr, la récupération d’un extrait Kbis suit une procédure standardisée. Après avoir recherché l’entreprise via son dénomination sociale, son numéro RCS ou son SIREN, vous accédez à une fiche récapitulative. Un lien “Commander un extrait Kbis” permet de choisir le format (numérique ou papier) et le type de délivrance (ponctuelle ou abonnement de surveillance).
Le tarif d’un Kbis numérique se situe généralement autour de 3,70 € TTC par téléchargement, avec une livraison quasi immédiate en PDF signé électroniquement. Pour un Kbis papier envoyé par courrier, il faut prévoir des frais légèrement supérieurs et un délai de 2 à 5 jours ouvrés selon le mode d’acheminement. Certains greffes proposent également des formules d’abonnement avec envoi automatique d’un Kbis à chaque mise à jour, pratique pour les dossiers bancaires ou les marchés publics récurrents.
Ce coût peut sembler élevé si vous multipliez les demandes, mais il reste marginal comparé au risque encouru en cas de document obsolète ou non conforme. Dans le cadre d’un appel d’offres à plusieurs centaines de milliers d’euros, économiser 3,70 € sur un Kbis n’a tout simplement pas de sens. L’important est d’obtenir un extrait à jour, horodaté, émis directement par le greffe compétent.
Accès aux statuts constitutifs, actes modificatifs et comptes annuels déposés au greffe
Au‑delà du Kbis, Infogreffe permet de télécharger l’ensemble des actes juridiques déposés par une société au cours de sa vie : statuts constitutifs, procès‑verbaux d’assemblées générales, actes de cession de parts, augmentations de capital, fusions, scissions, transferts de siège, etc. Chaque document est référencé, signé et conservé dans les archives du greffe.
Les comptes annuels déposés (bilan, compte de résultat, annexes) sont également disponibles, sauf lorsque l’entreprise a opté pour la confidentialité partielle ou totale prévue par la loi (cas de nombreuses TPE/PME). Le téléchargement de ces documents est payant, avec des tarifs généralement compris entre 4 et 10 € par acte ou liasse, en fonction du type et du volume de pages.
Pour un professionnel du droit, du chiffre ou de la finance, ces documents offrent une vue fine de la structure capitalistique, des droits des associés, des pactes et des conventions en vigueur. Ils permettent aussi de vérifier que les décisions annoncées par un dirigeant (augmentation de capital, changement de président, transfert de siège) ont bien été régulièrement publiées et enregistrées au registre du commerce.
Société.com donne, lui aussi, accès à une partie de ces documents (bilans, comptes annuels, parfois statuts) mais sous la forme de copies issues de l’open data. Leur valeur informative est élevée, mais ils ne remplacent pas, juridiquement, une copie certifiée Infogreffe. Pour toute due diligence rigoureuse, la consultation ou la commande sur Infogreffe reste donc la référence.
Limites de société.com pour l’obtention de documents officiels certifiés
Société.com brille par la facilité d’accès et le volume de documents gratuits, mais il faut garder en tête ses limites structurelles. La plateforme n’est pas un greffe et ne délivre donc aucun document certifié conforme. Les bilans mis à disposition sont des reproductions fidèles des dépôts, mais ils ne sont pas accompagnés d’une certification opposable devant un tribunal.
Autre point d’attention : la fonction “obtenir un Kbis” sur Société.com renvoie souvent vers des prestataires tiers qui facturent des services d’intermédiation. Résultat, un Kbis facturé 30, 40 voire 60 € pour un document qui coûte moins de 4 € sur Infogreffe. Pour un utilisateur peu averti, la confusion est fréquente entre le prix réel du greffe et le prix de ces intermédiaires.
Dans une logique de sécurisation juridique, il est donc préférable de réserver Société.com à la pré‑analyse : vérifier l’existence d’une société, consulter rapidement un bilan, repérer des procédures collectives ou un changement de dirigeant. Dès qu’un document doit être joint à un dossier officiel (banque, notaire, appel d’offres, cession de fonds de commerce), la bonne pratique consiste à repasser par Infogreffe pour obtenir une version certifiée, datée et incontestable.
En résumé, on peut voir Société.com comme un grand tableau de bord de l’économie française, très utile pour filtrer et identifier les entreprises à investiguer. Mais au moment de signer, c’est bien le cachet du greffe via Infogreffe qui fera foi.
Comparaison des coûts : extrait kbis à 3,70€ sur infogreffe versus informations gratuites sur société.com
Sur le plan budgétaire, la tentation est grande de privilégier systématiquement Société.com pour la simple raison que l’accès à une grande partie des documents y est gratuit (après création de compte). On peut ainsi consulter des bilans, des comptes simplifiés ou des annonces légales sans payer le moindre euro, là où chaque téléchargement sur Infogreffe reste facturé.
Cependant, il faut comparer ce qui est comparable : un extrait Kbis officiel à 3,70 € sur Infogreffe n’a aucun équivalent gratuit sur Société.com. Les informations générales (SIREN, adresse, dirigeants) sont certes consultables, mais elles ne remplacent pas le document certifié exigé par une banque ou un donneur d’ordres public. En d’autres termes, l’économie réalisée en évitant Infogreffe peut coûter très cher en cas de dossier rejeté ou de litige.
En pratique, la stratégie la plus efficace consiste à combiner les deux outils. Utilisez Société.com pour effectuer un premier tri, analyser rapidement des dizaines d’entreprises, identifier les cibles pertinentes et écarter les structures en difficulté. Puis, pour les quelques dossiers vraiment stratégiques (partenariats importants, gros contrats, acquisitions), achetez sur Infogreffe les 2 ou 3 documents qui feront office de preuves légales.
Si vous gérez par exemple 200 prospects par an, il est pertinent de consulter gratuitement leurs fiches sur Société.com, puis d’investir une centaine d’euros sur Infogreffe pour sécuriser une dizaine de contrats majeurs. Le coût unitaire reste faible au regard des enjeux de chiffre d’affaires, tout en exploitant au maximum la gratuité de la donnée là où elle suffit.
Recherche d’entreprises par SIREN, SIRET et dénomination sociale
Qu’il s’agisse de vérifier un prestataire, de cartographier un secteur ou de préparer une campagne de prospection, la qualité de la recherche d’entreprises par SIREN, SIRET ou nom joue un rôle clé. Infogreffe et Société.com n’offrent pas le même confort ni le même niveau de raffinement pour cette étape pourtant fondamentale.
Moteur de recherche multicritères d’infogreffe : numéro RCS, greffe d’immatriculation et forme juridique
Le moteur de recherche d’Infogreffe est conçu, avant tout, pour des utilisateurs habitués au juridique : avocats, experts‑comptables, notaires, banques. L’entrée la plus sûre reste le numéro RCS ou le SIREN, qui permettent d’identifier sans ambiguïté une personne morale. Vous pouvez également cibler un greffe d’immatriculation spécifique ou filtrer par forme juridique (SARL, SAS, SA, etc.).
La recherche par dénomination sociale existe, mais elle est moins “tolérante” que sur un moteur grand public. Une faute d’orthographe, un sigle mal positionné ou une confusion entre nom commercial et raison sociale peuvent suffire à ne renvoyer aucun résultat. Pour limiter les erreurs, il est souvent préférable d’utiliser un identifiant unique (SIREN, SIRET, RCS) ou de passer par l’Annuaire des Entreprises ou la base Sirene pour retrouver ce numéro avant d’aller sur Infogreffe.
Avantage de ce moteur : une fois la bonne fiche trouvée, vous êtes certain de travailler sur la bonne entité juridique, même en cas d’homonymes ou de groupes complexes. Inconvénient : pour un commercial ou un non‑juriste, l’interface peut paraître austère, et la recherche d’une entreprise à partir d’informations partielles (nom approximatif, ville, secteur) s’avère parfois laborieuse.
Algorithme de recherche intelligente de société.com avec suggestions et entreprises similaires
Société.com mise au contraire sur une expérience utilisateur grand public. La recherche par nom d’entreprise tolère les fautes, propose des suggestions au fur et à mesure de la saisie, et affiche des listes d’entreprises similaires. Vous pouvez également lancer une recherche par adresse, code postal, activité (via le code APE/NAF) ou nom de dirigeant.
Cet algorithme de recherche “intelligente” est très utile en phase exploratoire : vous ne connaissez pas exactement le nom juridique de l’entreprise, seulement sa marque, sa ville ou le nom de son fondateur ? En quelques frappes, Société.com vous propose une liste de candidats probables, avec des éléments visuels simples (adresse, activité, date de création) pour choisir le bon.
La contrepartie de cette facilité est que les homonymes sont fréquents, surtout pour des raisons sociales génériques (“ABC Conseil”, “Services Plus”, etc.). Il reste donc indispensable, une fois l’entreprise repérée, de vérifier son numéro SIREN/SIRET et, en cas d’enjeu important, de recouper avec Infogreffe ou le RNE. Mais pour une recherche rapide dans le cadre d’une prospection B2B, ce confort d’utilisation fait clairement la différence.
Recherche avancée par dirigeant, commissaire aux comptes ou bénéficiaire effectif
Un autre cas d’usage fréquent consiste à rechercher toutes les sociétés liées à une même personne : dirigeant, associé, commissaire aux comptes, voire bénéficiaire effectif. Cette approche est très utile pour détecter les groupes informels de sociétés, les montages de holdings ou les dirigeants “sérialisés” présents dans plusieurs structures.
Société.com propose une recherche par nom de dirigeant assez performante : à partir d’un nom et d’un prénom, vous obtenez la liste des mandats connus (gérance, présidence, direction générale, etc.) et des sociétés associées. Cela permet, par exemple, d’identifier rapidement les autres entreprises gérées par votre interlocuteur, d’évaluer son historique entrepreneurial ou de repérer d’éventuels conflits d’intérêts.
Infogreffe permet aussi ce type de recherche, mais de manière plus fragmentée et moins intuitive. La consultation des bénéficiaires effectifs, en particulier, obéit à un cadre juridique plus strict, et les modalités d’accès varient selon les évolutions réglementaires européennes. En pratique, de nombreux professionnels combinent plusieurs sources (Infogreffe, Société.com, Pappers, Annuaire des Entreprises) pour reconstituer la cartographie complète d’un groupe ou d’un réseau de dirigeants.
Si votre objectif est principalement commercial (identifier les sociétés d’un même dirigeant pour élargir votre prospection), Société.com offre un gain de temps non négligeable. Si vous travaillez sur un dossier sensible (lutte anti‑blanchiment, compliance, audit d’acquisition), la recoupe systématique avec les registres officiels reste indispensable.
Analyse financière et scoring des entreprises : les outils décisionnels de société.com
C’est sur le terrain de l’analyse financière que Société.com prend clairement l’avantage par rapport à Infogreffe. Là où ce dernier se limite à fournir les documents bruts, l’agrégateur privé propose des tableaux de bord, des ratios et des scores de solvabilité directement exploitables par les équipes financières, commerciales ou recouvrement.
Score de solvabilité et notation de crédit : méthodologie d’évaluation du risque client
La plupart des offres premium de Société.com incluent un score de solvabilité ou une notation de crédit pour chaque entreprise. Ce score synthétise, en une échelle simple (par exemple de 0 à 20 ou de faible à élevé), le niveau de risque que représente une société en tant que client ou partenaire. Pour y parvenir, la plateforme croise de nombreux signaux : historique des bilans, incidents de paiement, procédures collectives, ancienneté, taille, structure financière, etc.
L’intérêt pour vous ? En un coup d’œil, vous priorisez vos efforts commerciaux et vos conditions de paiement. Un prospect noté “faible risque” pourra bénéficier de délais plus souples, tandis qu’un client avec un score dégradé nécessitera des acomptes, des garanties ou une réduction des encours. On passe d’une appréciation intuitive à une décision structurée, appuyée par des données objectives.
Il faut néanmoins garder à l’esprit qu’un score reste un outil d’aide et non une vérité absolue. Comme toute modélisation, il peut sous‑évaluer certains risques (jeune entreprise en forte croissance, mais encore fragile) ou sur‑évaluer des signaux ponctuels (perte exceptionnelle, restructuration). La bonne pratique consiste à combiner ce score avec votre connaissance terrain et, pour les enjeux importants, avec une lecture directe des bilans.
Ratios financiers calculés : capacité d’autofinancement, fonds de roulement et trésorerie nette
Au‑delà du score global, Société.com met à disposition une série de ratios financiers pré‑calculés : capacité d’autofinancement (CAF), fonds de roulement, besoin en fonds de roulement (BFR), trésorerie nette, ratios d’endettement, marge opérationnelle, etc. Pour un non‑financier, ces indicateurs peuvent sembler techniques, mais ils fonctionnent un peu comme des voyants sur un tableau de bord automobile.
Par exemple, un fonds de roulement durablement négatif ou une trésorerie nette tendue signalent que l’entreprise a du mal à financer son cycle d’exploitation. Un ratio d’endettement très élevé combiné à une rentabilité faible augmente le risque de défaut à moyen terme. À l’inverse, une CAF solide et une trésorerie positive traduisent une capacité à investir et à honorer ses engagements.
L’avantage de Société.com est de vous éviter le travail fastidieux de calcul à partir des liasses fiscales. Pour un responsable commercial, un directeur achats ou un dirigeant de PME, cette synthèse permet de prendre rapidement des décisions éclairées : accepter un gros contrat à 60 jours fin de mois ? Proposer un paiement en plusieurs fois ? Négocier un acompte plus important ? Les ratios deviennent des arguments concrets pour sécuriser vos conditions commerciales.
Historique des bilans comptables et évolution du chiffre d’affaires sur 5 ans
Un bilan pris isolément peut être trompeur. C’est la tendance sur plusieurs exercices qui permet de comprendre réellement la trajectoire d’une entreprise. Société.com l’a bien compris et met généralement à disposition un historique de 3 à 5 années de chiffres clés : chiffre d’affaires, résultat net, capitaux propres, effectifs, etc.
Cette vision dynamique répond à des questions simples mais décisives : la société est‑elle en croissance régulière, en stagnation ou en décroissance ? Ses marges s’améliorent‑elles, ou s’effritent‑elles année après année ? Les capitaux propres se renforcent‑ils ou s’érodent‑ils ? En quelques graphiques, vous identifiez un profil de croissance saine, de survie fragile ou de restructuration profonde.
Pour un investisseur ou un partenaire stratégique, cet historique sert de base à des analyses plus poussées (valorisation, business plan, scénarios de stress). Pour un commercial, il permet d’ajuster son discours : une entreprise en forte croissance valorisera plutôt les solutions d’accompagnement et de scalabilité, tandis qu’une société en difficulté cherchera davantage des économies et des sécurisations de flux.
Détection des procédures collectives : redressement judiciaire et liquidation judiciaire
Enfin, un des points les plus sensibles dans l’analyse d’une entreprise est la présence (ou non) de procédures collectives : sauvegarde, redressement judiciaire, liquidation judiciaire. Société.com agrège les annonces publiées au BODACC et les informations des greffes pour signaler ces événements sur les fiches concernées.
Concrètement, un bandeau ou une mention spécifique vous indique lorsqu’une société est en cours de redressement ou a fait l’objet d’un jugement de liquidation. C’est un signal d’alarme immédiat pour vos équipes : faut‑il continuer à livrer ce client ? Peut‑on encore espérer recouvrer une créance ? Doit‑on au contraire se positionner pour reprendre un actif ou un portefeuille ?
Infogreffe fournit bien sûr ces informations, mais sous forme d’actes et de décisions de justice parfois techniques à décrypter. Société.com les rend plus visibles et plus facilement exploitables au quotidien. L’idéal consiste à vérifier régulièrement vos principaux clients et fournisseurs, voire à paramétrer des alertes pour être prévenu dès l’ouverture d’une procédure collective.
Surveillance juridique et veille concurrentielle automatisée
Dans un environnement où tout évolue vite — changements de dirigeants, restructurations, transferts de siège — se contenter d’une photographie figée d’une entreprise n’est plus suffisant. La valeur ajoutée réside désormais dans la surveillance continue et la détection précoce des signaux faibles, qu’ils soient juridiques ou financiers.
Alertes email personnalisées sur les modifications du registre du commerce
Tant Infogreffe que Société.com proposent des systèmes d’alertes email, mais avec des philosophies différentes. Sur Infogreffe, il s’agit le plus souvent de services payants de suivi d’entreprise : vous sélectionnez une ou plusieurs sociétés, et vous êtes informé dès qu’un nouvel acte est déposé au RCS (modification statutaire, dépôt de comptes, jugement, etc.).
Sur Société.com, la logique est plus orientée “veille concurrentielle” et gestion de portefeuille. Vous pouvez, via un compte gratuit ou payant selon les volumes, suivre les entreprises qui vous intéressent : clients stratégiques, concurrents clés, partenaires ou cibles d’acquisition. À chaque changement important, un email vous avertit, sans que vous ayez à revenir manuellement consulter les fiches.
Imaginez, par exemple, apprendre en temps réel qu’un concurrent vient d’ouvrir une filiale dans votre région, qu’un client majeur change de dirigeant, ou qu’un partenaire historique vient de déposer ses comptes après plusieurs années de silence. Ce type d’alerte vous donne un temps d’avance pour adapter votre stratégie commerciale, renégocier un contrat ou sécuriser une créance.
Monitoring des dépôts de comptes annuels et changements de dirigeants
Les dépôts de comptes annuels et les changements de dirigeants sont des événements souvent riches en enseignements. Un dépôt de comptes tardif ou absent peut traduire une difficulté interne ; un changement de président ou de gérant peut annoncer une nouvelle stratégie, une reprise, voire une restructuration.
Les systèmes de monitoring de Société.com permettent de suivre ces événements sans effort manuel. Vous définissez une liste d’entreprises sensibles (par exemple, vos 50 premiers clients) et laissez la plateforme vous prévenir à chaque dépôt ou modification significative. Vous n’êtes plus en réaction, mais en veille active. De son côté, Infogreffe propose des abonnements de surveillance plus orientés conformité et juridique, très utiles pour les banques, notaires et services juridiques qui doivent tenir à jour leurs dossiers.
Dans les deux cas, le bénéfice est le même : réduire le délai entre un événement juridique majeur et sa prise en compte dans vos décisions. Plutôt que de découvrir six mois plus tard qu’un client est en redressement judiciaire, vous l’apprenez dans les jours qui suivent le jugement. Ce laps de temps peut faire la différence entre une créance recouvrée et une perte sèche.
Suivi des créations d’établissements secondaires et transferts de siège social
Les créations d’établissements secondaires, les ouvertures de succursales et les transferts de siège social sont des indicateurs précieux de la dynamique géographique d’une entreprise. Pour un acteur B2B, savoir qu’un client ouvre un nouveau site de production ou qu’un concurrent se rapproche d’un bassin de clientèle stratégique peut orienter des décisions commerciales, logistiques ou marketing.
Grâce aux données du RNCS et du RNE, Infogreffe et Société.com peuvent signaler ces mouvements. Société.com, en particulier, les intègre dans ses fiches entreprises sous forme d’historique d’établissements, parfois enrichi de cartes et de dates clés. En paramétrant un suivi sur certaines sociétés, vous êtes averti dès la création d’un nouvel établissement ou d’un transfert de siège.
Pour un responsable commercial régional, c’est l’occasion de prendre contact rapidement avec le nouveau site pour proposer vos services. Pour un directeur général, ces signaux contribuent à une cartographie vivante de votre écosystème : où vos clients se développent‑ils ? Où vos concurrents se renforcent‑ils ? Là encore, l’automatisation de la veille vous libère du temps et améliore la qualité de vos décisions.
Cas d’usage professionnels : quel outil privilégier selon vos besoins métier
Une fois ces fonctionnalités bien comprises, reste la question la plus concrète : dans quels cas utiliser Infogreffe, et dans quels cas privilégier Société.com ? Plutôt que d’opposer frontalement les deux outils, il est plus pertinent de les positionner sur des scénarios métiers précis, en fonction du niveau de risque et de la profondeur d’analyse recherchés.
Due diligence juridique et audits d’acquisition : primauté des documents infogreffe certifiés
Dans un contexte de due diligence (audit d’acquisition, entrée d’investisseur, fusion, cession de titres, opération LBO, etc.), la priorité absolue est la sécurité juridique. Chaque information doit pouvoir être tracée à une source officielle, avec un document certifié, daté, opposable en cas de litige. C’est typiquement le terrain de jeu d’Infogreffe.
Un avocat, un fonds d’investissement ou un acquéreur industriel commencera souvent par un repérage rapide sur Société.com ou une autre plateforme pour avoir une vue synthétique de la cible. Mais très vite, les équipes basculent sur Infogreffe pour récupérer les statuts à jour, les actes modificatifs, les procès‑verbaux d’assemblées, les décisions de justice, les Kbis successifs et les comptes annuels certifiés.
Dans ce type de dossier, il serait risqué de se contenter d’une copie non certifiée d’un bilan ou d’un extrait de statuts. L’écart de coût entre un document gratuit et un document payant se justifie pleinement au regard des montants en jeu. L’usage recommandé : Société.com pour la première vue d’ensemble, Infogreffe pour le “dossier de preuve” que l’on pourra produire, analyser et archiver.
Prospection commerciale B2B et constitution de fichiers clients qualifiés via société.com
À l’inverse, lorsqu’il s’agit de prospection commerciale et de constitution de fichiers clients, Société.com prend clairement l’avantage. Son moteur de recherche tolérant, ses filtres par secteur, taille, localisation et ses fiches entreprises structurées permettent de bâtir en quelques heures un fichier de plusieurs centaines de prospects qualifiés.
Vous pouvez, par exemple, cibler les PME de 10 à 250 salariés dans un département donné, actives dans un secteur précis (code APE), avec un chiffre d’affaires supérieur à un certain seuil. En croisant ces informations avec vos propres critères (présence digitale, actualités, recrutement), vous obtenez des listes de prospects à forte probabilité de besoin. C’est une démarche beaucoup plus efficace que le démarchage “à froid” sans qualification en amont.
Dans ce contexte, Infogreffe reste en arrière‑plan, éventuellement mobilisé ponctuellement pour vérifier un point juridique (procédure collective, changement de dirigeant, etc.) ou obtenir un Kbis si la relation commerciale se transforme en contrat important. Mais pour la phase amont — ciblage, qualification, segmentation — Société.com fournit des outils bien plus adaptés aux besoins des équipes marketing et commerciales.
Recouvrement de créances et vérification de solvabilité avant signature de contrat
Dernier cas d’usage clé : le recouvrement de créances et la vérification de solvabilité avant signature d’un contrat significatif. Ici, les deux plateformes se complètent de manière très concrète. Avant de conclure un accord avec un nouveau client ou d’augmenter significativement son encours, il est prudent de vérifier sa capacité à honorer ses engagements.
Société.com vous offre une première évaluation rapide : score de solvabilité, ratios de trésorerie, évolution du chiffre d’affaires, détection d’éventuelles procédures collectives. En quelques minutes, vous obtenez une indication claire du niveau de risque. Si le profil est rassurant, vous pouvez avancer, éventuellement avec quelques précautions (acompte, clause de réserve de propriété).
Si, en revanche, des signaux d’alerte apparaissent (pertes récurrentes, capitaux propres négatifs, procédure de sauvegarde récente), il devient judicieux de compléter l’analyse via Infogreffe : consultation des jugements, lecture détaillée des comptes, vérification des mandataires judiciaires, etc. Dans les dossiers de recouvrement, les extraits Kbis et actes officiels seront également indispensables pour intenter une action en justice ou déclarer une créance.
On peut résumer ainsi : Société.com pour savoir “où mettre le curseur du risque” en amont, Infogreffe pour sécuriser vos droits en aval. En combinant intelligemment les deux, vous réduisez à la fois le temps de qualification et le taux d’impayés, tout en maîtrisant vos coûts de consultation de données légales.